Données détaillées, les SIG changent d’échelle

| 20 janvier 2014 | 0 commentaire

Catégorie: Les Rencontres 2014

Mardi 8 avril, 11h30-15h30, Amphithéâtre Navier

TGEAvec les nouvelles contraintes règlementaires (DT/DICT), la gestion de plus en plus fine des réseaux et de la voirie, l’intégration de données sur les bâtiments et les projets en 3D, il est devenu nécessaire de réconcilier SIG et CAO, de définir des référentiels adaptés, de partager les coûts de production. Nous proposons dans un premier temps un état des lieux des questions posées par l’intégration de données de plus en plus détaillées. Deux retours d’expériences présentent ensuite l’exploitation possible de nouvelles techniques d’acquisition ainsi que l’organisation nécessaire autour de l’intégration de la CAO dans le SIG.

 Animatrice : Maeve de France (Veolia Eau)

icone-pdf11h30 : Organiser la commande topographique par Henri Pornon, IETI Consultants

  • Résumé : La capitalisation et le partage des plans de topographiques et plans de récolement posent problème chez la plupart des gestionnaires de territoires, exploitants de réseaux, collectivités et autres organismes.  La mise en conformité avec les nouvelles contraintes réglementaires liées au décret DT DICT va coûter très cher aux exploitants de réseaux publics et privés, la connaissance insuffisamment précise de leurs réseaux résultant de cette carence dans l’organisation de leur activité topographique.  L’intervention se propose de dresser un bilan de la situation dans les organismes et d’évoquer les efforts d’organisation à prévoir pour capitaliser correctement la connaissance topographique du territoire (sol et réseaux) dans le futur, en lien avec les exigences du décret DT DICT.  

icone-pdf12h : RTGE enjeux et perspectives, état des lieux des travaux du CNIG par Pascal Lory, IGN appui CNIG et Yves Riallant, Afigéo, animateur du groupe de travail très grandes échelles

  • Résumé : Pour les collectivités territoriales et les différentes administrations compétentes, la maîtrise de la gestion du sous-sol de la voirie publique est fondamentale. Or, elles ne disposent bien souvent que de plans émanant de sources diverses, sans concordance d’échelle et de qualité de précision inégale, ce qui nuit à la conception des projets et présente de graves risques lors des travaux. Au 1er juillet 2012, la réforme portant sur les travaux à proximité des réseaux est rentrée en application, dès lors les maîtres d’ouvrage sont responsables de la sécurité de leurs chantiers, les gestionnaires de réseaux doivent s’engager sur la position de leurs ouvrages, les entreprises de travaux doivent attester des compétences liées à la nature des travaux qu’elles exécutent. L’objectif de la réforme est double : améliorer la précision du repérage des réseaux et fiabiliser l’échange d’information entre les acteurs concernés : collectivités, gestionnaires de réseaux et entreprises de travaux. Au 1er janvier 2019, les réseaux sensibles en zones urbaines devront être géoréférencés dans le système national de coordonnées en classe A*. En 2026, ces exigences seront applicables pour l’ensemble des réseaux sur l’ensemble du territoire. Les gestionnaires des réseaux vont devoir adapter leurs outils cartographiques pour faire face à une double gestion du stock de la cartographie existante encore en relatif, et du flux issu des travaux neufs qu’ils doivent impérativement géoréférencer en classe A et dans le même temps les collectivités. Dans le cadre de la Commission Données du CNIG, présidée par Dominique Caillaud, Député Honoraire et Président d’AFIGéO, il a été créé une sous-commission visant à définir à l’échelon national, le cadre technique, financier et organisationnel garantissant l’efficience et l’interopérabilité des bases de données existantes et des travaux de topographies qui vont être engagés à l’échelon local. Cette sous-commission, réunissant l’ensemble des gestionnaires de réseaux, les collectivités locales et des acteurs nationaux comme l’OGE et l’IGN, a commencé ses travaux. Les différents groupes travaillent actuellement, et en priorité, sur la définition d’un standard et d’un référentiel socle minimal, sur la mise en place d’une gouvernance et de subsidiarité, ainsi que sur un observatoire national RTGE, enfin mutualisation, échanges de bonnes pratiques et outils du futur font aussi partie des sujets abordés. L’intervention consistera en un état des lieux des travaux du CNIG, des enjeux ainsi que des perspectives envisageables à court et moyen termes. 

12h30 : Pause déjeuner, visite des stands, animations

icone-pdf14h : Expérimentation de procédés d’acquisition innovants pour plus de données géographiques à très grande échelle par Marc Despres, Communauté urbaine de Bordeaux

  • Résumé : La Direction de l’Information Géographique (DIG) de la Communauté urbaine de Bordeaux (La Cub) est confrontée à de nouveaux enjeux réglementaires ou politiques. La réforme anti-endommagement des réseaux et son obligation de fournir un fond de plan précis pour leur localisation d’ici 2019, l’intégration d’une nouvelle commune à La Cub en juillet 2013 et la nécessaire constitution d’un référentiel de données géographiques sur son territoire ou encore la mise à jour de la maquette virtuelle 3D et de l’orthophotographie pour permettre, entre autre, de valoriser les sites de projets et leur avancement, sont autant de problématiques qui ont incitées la DIG à s’interroger sur les nouveaux procédés d’acquisition pour les données à grandes échelles. Deux procédés innovants ont ainsi fait l’objet d’une expérimentation, chacun dans un champ d’action différent : le lever dynamique terrestre et les drones. Le premier a été mis en œuvre, à l’occasion de l’intégration de la commune de Martignas-sur-Jalle pour lever, avec une précision centimétrique, son plan d’emprise du domaine public sur 60 km de voies. Ces plans alimentent ensuite les couches SIG communautaire comme celles de la structure de la voirie, des limites du domaine public et des affleurements du réseau d’assainissement. Complémentaires aux levers topographiques classiques, le lever dynamique terrestre apporte notamment sa capacité à couvrir de grands linéaires de voies dans un temps plus court que ces derniers et de manière plus sécurisée pour les opérateurs. Le second est envisagé pour mettre à jour localement l’orthophotographie du territoire communautaire entre deux campagnes d’acquisition (3-4 ans) sur des secteurs ayant subi un changement comme les zones de projets terminées avec une plus grande facilité de mobilisation que les avions classiques. Ces retours d’expériences permettront d’exposer les avantages et inconvénients de ces procédés innovants afin d’en tirer le meilleur en les employant dans des conditions appropriées.

icone-pdf14h30 : Utilisation des drones en géomatique, l’expérience du pays de Guinguamp par Gwendal Bocher, Pays de Guinguamp

  • Résumé : Il y a un peu plus de deux ans le Pays de Guingamp découvre par son partenariat avec l’Institut de Recherche des Techniques sur le Ville de Nantes (IRSTV) la création d’un projet de drone permettant la production de vue aérienne géo référencé et de modèle numérique d’élévation à la demande : le programme R-Pod (Research Photography On Demand).
    Les premiers résultats de ce programme de recherche piloté par l’école polytechnique de Lausanne (EPFL) sont plus que prometteur pour le monde de l’information géographique. Pouvoir s’affranchir d’une lourde logistique de prise de vue au profit d’appareil léger, compact et défiant les limites du monde de la géomatique.
    Le succès de ce programme de recherche  a permis rapidement la production d’un drone commercialisable.
    Avec l’accompagnement financier du programme Leader et du CG22, le Pays de Guingamp s’est donc lancé dans l’aventure d’importer ce premier appareil en France, afin d’offrir aux 65 communes et 7 Communautés de Communes une offre d’ingénierie de haut niveau au travers de l’information géographique (SIG).
    Résultats attendus : L’utilisation de cette nouvelle source de données géographiques concerne tout le cycle de vie des projets (Projet d’aménagement, révision de document d’urbanisme, SCOT, suivi végétation, gestion des réseaux, simulation 3d, relevé topo…) pour  des résultats très variés : analyses, plans, cartes, orthophotographies, photos en obliques pour les bâtiments, vidéos, insertions 3d et bien plus encore….
    Ce nouvel outil répond à la nécessité de faciliter le partage d’informations relatives à un territoire et à un projet au sein d’équipes multidisciplinaires.
    Projet très innovant pour le monde rural, le Pays de Guingamp démontre par son savoir faire en géomatique que des expériences pilotes peuvent y être propulsées.
    Réaliser des photos à souhait sans avoir recours à de l’imagerie satellite ou aérienne (par avion), mutualiser davantage et induire des économies d’échelle pour le territoire du Pays. 

icone-pdf15h : La mutualisation en pratique autour des référentiels à très grande échelle : l’exemple d’Aurillac, par Jean-Pierre Moreau, ERDF

  • Résumé : Le décret DT DICT, en posant clairement la nécessité d’un référentiel voirie  très grande échelle, pose de facto le principe de sa mutualisation. Le sujet n’est pas nouveau mais il semble pouvoir prendre aujourd’hui un nouvel essor. ERDF, comme gestionnaire  majeur de réseau sensible, veut prendre toute sa part dans la recherche de solutions concrètes permettant  le partage des coûts de production  de ce référentiel. En parallèle du travail de la commission du CNIG sur ce sujet, une expérimentation d’envergure se met donc en place sous l’égide du CRAIG sur l’agglomération d’Aurillac (1200 km de voirie). Elle vise à répondre de façon empirique aux questions suivantes:  -avec quels partenaires construire cette mutualisation (gestionnaires de réseaux sensibles et IGN  sur Aurillac), quelle répartition des coûts ? – que mutualise-t-on : un fond de plan Raster  (issu de photos aériennes ou de Lidar terrestre) ? Ou une vectorisation minimale ?  – quel cycle de mise à jour adapté ? 

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