L’information géographique au service de la biodiversité

| 20 janvier 2014 | 0 commentaire

Catégorie: Les Rencontres 2014

Mardi 8 avril de 11h30 à 17h30, amphithéâtre Cauchy

Thinkstock-ecologieTrames vertes et bleues, corridors écologiques, Grenelle II dans les SCOT et les PLU, analyse du changement climatique et ses conséquences, préservation et valorisation de la nature en ville… la bataille du développement durable est bien spatiale. Elle s’appuie sur l’information géographique et constitue un formidable laboratoire de coopérations et de négociations autour de différentes visions du territoire, à toutes sortes d’échelles. Différents professionnels font part de leur expérience. La session se terminera par une table-ronde sur les SRCE.

Animateurs : Marie-Christine Schott (Région Alsace) et Philippe Landry (ONCFS)

icone-pdf11h30 : L’information géographique au service de la biodiversité marine dans le sud-ouest de l’Océan Indien par Catherine Satra Le Bris, IFREMER

  • Résumé : Dans le cadre de la mise en œuvre du Grenelle de la mer, de sa déclinaison au sein du « Livre Bleu du Sud de l’océan Indien » et en adéquation avec la réflexion initiée par le SG Mer sur l’instauration d’un « système d’administration de la mer et du littoral », la Direction de la Mer Sud Océan Indien, en collaboration avec l’Ifremer, opère l’infrastructure de données géographiques marines et littorales Sextant pour regrouper l’ensemble des couches SIG relatives à l’action de l’Etat en mer sur les îles françaises de l’Océan Indien.  A travers une gestion partagée des référentiels géographiques pertinents pour l’étude et la gestion du littoral et du domaine maritime, les différents organismes publics et services de l’Etat des préfectures de La Réunion, de Mayotte et des Terres Australes et Antarctiques Françaises souhaitent fédérer l’ensemble des acteurs œuvrant dans les thématiques relevant de la biodiversité marine sur la zone considérée. C’est ainsi que l’information géographique utile aux études sur les ressources halieutiques, sur la biologie des espèces, sur la biodiversité (cartographie des habitats benthiques), sur le fonctionnement des écosystèmes et leurs principales caractéristiques environnementales (plate-forme de modélisation, Réseaux Directive Cadre sur l’Eau – DCE -), sur les aires marines protégées et leur fonctionnement ou sur les activités humaines et les usages liés aux espaces maritimes est mise à disposition et diffusée via le portail Sextant. Le système participera à l’une des ambitions du « Livre Bleu du Sud de l’océan Indien » visant à contribuer à l’émergence d’un Grand Observatoire de l’Océan Indien  comme plateforme avancée pour la mise à disposition des informations produites par la communauté scientifique à destination des décideurs et du grand public.                  
  • co-auteur : Michel Ropert, Ifremer Délégation Océan Indien

icone-pdf12h : Sigogne, un outil d’alerte sur les enjeux biodiversité à toutes les échelles en Franche-Comté par Franck Grossiord, Plateau patrimoine naturel de la maison de l’environnement de Franche-Comté

  • Résumé : Quand les utilisateurs rencontrent les producteurs. La coproduction de 2,5 millions de données d’observations de plantes, d’animaux et d’habitats naturels, par plus d’une dizaine de producteurs, est possible grâce à un partenariat innovant qui mobilise tous les acteurs régionaux. En faisant le pari de coller au plus près de l’usage, Sigogne propose des services de diffusion de données géo-décisionnelles adaptés aux utilisateurs : associations, collectivités, services instructeurs, entreprises ; Les descripteurs choisis et l’information géographique diffusée sont rendus accessibles par une interface ergonomique où l’on interroge le territoire pour connaître par exemple la densité d’espèces sauvages menacées de disparition, ou encore la liste des espèces à enjeux sur le périmètre d’un projet de ZAC. Avec Sigogne comme infrastructure de données géographiques environnementales, la dynamique régionale en information géographique franc-comtoise est en route.
  • co-auteur : Loïc Guénin, 
Plateau du patrimoine naturel de la maison de l’environnement de Franche-Comté

12h30 : Pause déjeuner, visite des stands, animations

icone-pdf14h : Le schéma environnemental des berges d’Ile-de-France, un outil pour la renaturation des berges par Marie Pagezy-Boissier, IAU-IDF

  • Résumé : L’IAU-IDF offre à tous les acteurs de l’eau et de l’aménagement des berges un outil permettant de connaître précisément et de manière homogène les berges des voies navigables d’Ile-de-France et de proposer de façon hiérarchisée la renaturation des secteurs prioritaires. Le schéma se compose d’un diagnostic et d’orientations sous forme d’atlas cartographique. Il a vocation à être utilisé via internet par tous les gestionnaires des cours d’eau et les acteurs de la protection de l’environnement, et pourra être décliné en études et projets opérationnels
Intégré dans le Schéma Régional de Cohérence écologique, il établit un état des lieux des berges sur les voies navigables d’Ile-de-France et donne de grandes orientations d’intervention pour améliorer les continuités écologiques de ces cours d’eau. La géomatique et la photo-interprétation ont tenu une place déterminante dans ce projet
Les données descriptives proviennent de l’interprétation d’une base de photos latérales des berges, complétées par le calcul d’indicateurs via de nombreux géotraitements. Enfin ce schéma est largement diffusé grâce à la production d’un atlas A3, de cartographie interactive, fiches dynamique d’indicateurs…
Arcgis a été utilisé pour la constitution et l’exploitation de la base de donnée, map serveur et les outils de développement de la cartographie interactive de l’IAU (Visiau)
  • Co-auteur :  Cécile Mauclair (Iau-idf)

icone-pdf14h30 : Artificialisation et biodiversité : quels indicateurs pour répondre aux enjeux du Grenelle II ? par Hélène Durand, Alisé géomatique

  • Résumé : Le Grenelle a initié de nombreuses obligations d’inventaire et de suivi des espaces de forte Biodiversité (cœur de nature) et des espaces de circulation attachés (les corridors). Mais au delà de cet inventaire, se pose une nouvelle question : Comment suivre la pression exercée sur ces zonages ? Quels objectifs doivent se donner les gestionnaires du territoire pour préserver cette biodiversité et comment les évaluer ? Nous présenterons les méthodes et indicateurs développés, sur un parc régional, soumis à une forte pression d’artificialisation dans le Nord de la France, riche d’un patrimoine de données géographique exemplaire.
  • Co-auteur : Parc Régional de la Côte d’Opale 

icone-pdf15h : Raisonner la densification des espaces urbanisés face aux enjeux des continuités écologiques par Pauline Crombette, LISST CIEU

  • Résumé : La loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement du 3 août 2009 fixe comme objectif la constitution d’une trame verte et bleue sur tous les territoires. Quel que soit l’échelle considérée, la gestion de ces connectivités écologiques passe avant tout par leur identification cartographique, rendue possible par l’utilisation de données multi-sources. Ces données sont souvent hétérogènes, à des échelles variables, et utilisant des nomenclatures inadéquates pour la question en jeu. Pour pallier à ce manque de cohérence, l’imagerie à Très Haute Résolution Spatiale (SPOT5, Pléiades) peut constituer une source de données complémentaires et apporter des avantages certains en terme de revisite temporelle et de résolution spatiale plus adaptée au milieu urbain complexe. Le traitement de ces images permet alors d’identifier la végétation urbaine, quelque soit sa nature, publique ou privée. Cette donnée est ensuite utilisée dans l’identification de ces infrastructures vertes urbaines.
Ainsi, dans un contexte de densification urbaine, on cherchera à élaborer des indicateurs selon une analyse par maille afin d’identifier des zones urbaines d’enjeux écologiques et d’actions politiques par agrégation d’informations à différentes échelles. Le croisement de ces données avec les documents d’urbanisme devrait permettre de distinguer les espaces végétalisés au faible potentiel écologique à urbaniser, de ceux présentant des enjeux écologiques forts, potentiellement connectés à d’autres espaces qui deviennent alors indispensables au maintien ou à la création d’une connectivité écologique urbaine, à préserver de l’urbanisation.
  • Co-auteurs :
Denis ECKERT (LISST CIEU), Claire TINEL (CNES), Sébastien LE CORRE (LISST CIEU)

15h30 : Pause, visite des stands, animations

16h30 : Table ronde : Schémas régionaux de cohérence écologiques : les concevoir, les négocier, les diffuser… retours d’expériences

Une table-ronde animée par Jean-Marc Valet, directeur du conservatoire botanique national de Bailleul et de l’observatoire régional de la biodiversité Nord-Pas de Calais avec Marie Terrier et Marie-Laurence Dusfourd (région Languedoc-Roussillon), Fabien Duval et Pierre Vigné (CEREMA) et Frédéric Adé (région Rhône-Alpes) 

 

  • Présentation de quelques écran de l’outil SRCE du Languedoc-Roussilon sous ce lien

 

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